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Exposition / Sous le signe de l’hybride

THIERRY CHEYROL
GALERIE PASSAGE DE L’ART
20/01 > 13/02/2015

Sculpture / Installation – Entrée libre
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VERNISSAGE MARDI 20 JANVIER À 18H
suivi d’une lecture du texte “Variations Charnelles” de Michel MONTANER par Éric PENA, Dramaturge et Professeur de Lettres Modernes et Présentation du catalogue “L’Art Renouvelle le Lycée, le Collège, la Ville et l’Université” 2012 / 2013 : “À la Mesure de l’Excès” (2012) “Les Mâts de Marseille” (2013)
http://www.frequence-sud.fr/art-31820-

 

QUAND LA MATIÈRE FAIT ART

Des sculptures aux formes organiques singulières, curieuses et enchanteresses ou l’analogie à la nature formelle et au jeu des similitudes sont forts, mais ne nous arrêtons pas là. Disposées ici et là de sorte que l’on puisse déambuler autour et y pénétrer un peu plus, ces « monstres » bien que de nature étrange et tout droit sortis d’un songe, se veulent rassurants et nous entrainent vite au jeu de la contemplation.
Aux mouvements rétiniens s’ajoute des mouvements organiques : les sculptures s’affaissent, se tendent, s’allongent au fil des semaines.
Dans leurs agitations inframinces et leurs esthétiques informelles, elles tentent de recréer un paysage du vivant avec une économie de moyen.
Ici la matière est carton-pâte et fils de fer.
L’artiste Thierry Cheyrol commence par collecter des boites d’oeufs vides qu’il plonge dans l’eau pour les ramollir. La première forme de la sculpture est agencée par les fils de fer qui font office de squelettes, et sur lesquels il vient modeler le carton-pâte.
Ce travail d’amoncellement et de recyclage se confond ensuite avec l’imagination de l’artiste, mais comme il le dit lui-même : « c’est le matériau qui me guide ».
En effet, il ne semble pas y avoir de plan de route sinon modeler la matière, s’oublier dans le « faire ». Un acte pur, simple et sans tâche, qui trouve écho dans l’acte créatif des débuts de la création : l’acte qui tente de sublimer avec justesse la poussière que nous tenons entre nos doigts. Une (s)culture du « pauvre » qui ébloui et questionne intelligemment avec ce qu’il a.
Ces éléments amalgamés suscitent une réflexion sur l’économie de moyen, l’acte artistique et les enjeux de l’oeuvre d’Art, et dans la période actuelle qui cache des enjeux économiques et écologiques immenses, les sculptures de Thierry Cheyrol questionnent et y répondent de manière humaine et implacable.

Jonathan Attar, Passage de l’Art.