ARL 2012 > 2013

2012
« A la mesure de l’Excès »
Limite ou devenir de l ’Art Contemporain

La notion d’excès, envisagée du point de vue de la création, touche de près des questions d’ordre moral. Cette notion a très vite caractérisé un comportement du peu et du trop. Déjà en son temps Confucius affirmait : «  C’est un tort égal de pécher par excès ou par défaut ». Les mêmes remarques seront reprises par de nombreux philosophes, et ces mises en garde trouveront au XIX ° siècle, dans la fameuse phrase du peintre et illustrateur BOUTET de MONVEL, une formule pertinente : « Faut de la vertu, pas trop n’en faut : l’excès en tout est un défaut. »

Dès le IV° siècle avant notre ère les bornes, les limites de tout excès sont déjà pointées.

Les mêmes interrogations peuvent-elles être portées sur l’art contemporain qui trouve dans cette attitude un terrain propice à son développement ?………

Lyse MADAR

……… Relançons la question : le jeu de l’art contemporain est- il à peu près le même que celui des époques modernes ? N’est-ce pas, de génération en génération, à la mesure – et à l’aune et à l’aide – de l’excès que les artistes cherchent à faire émerger un nouvel objet singulier, une nouvelle étape de la création artistique ? Ne faut-il pas, pour créer l’événement, compter sur le choc et avec lui ?………

Michel Charles GUERIN

 2013
« Les Mâts de Marseille »
La Verticalité de l’Espace, Mâts, Totems et autres statues verticales

……… De son absence de regard – à la différence de la peinture comme on sait depuis Hegel – la statue tire un effet de présence qui anticipe toute signification. Elle est un « corps dans l’espace » (R. Roshlitz) qui a tendance à imiter ce qui est là sans les hommes. Il y a un fantasme des statues qui resteront quand nous aurons quitté la terre. Des stèles devenues illisibles, des pierres ou des corps dressés coïncidant dès lors à jamais avec le silence qui les habitait déjà par définition depuis le début………

Alain CHAREYRE- MÉJAN