ARL 2002 > 2003

« Eloge de la couleur » et « Dis-location »

« Je pourrai dire si le lieu auquel je veux parvenir ne pourrait être atteint que sous la conduite d’un guide j’y renoncerai ; car là ou je veux véritablement aller il faut qu’à proprement parler je sois ; ce que l’on peut atteindre sous la conduite d’un guide ne m’intéresse pas ».

Ce que nous dit ici Wittgenstein ne révèle t-il pas ce désir extrême et une volonté d’être défait de tout lien contraignant, de toute influence sur la pensée et le geste, une volonté de laisser son être n’être régi que par lui même.

Mais pourquoi évoquer cette pensée de Wittgenstein lorsqu’il s’agit de présenter les 2 dernières manifestation organisées par le Passage de l’Art sur l’Eloge de la Couleur et sur l’année de l’Algérie ?

Nos répondons en disant que lorsqu un artiste affronte la couleur il entre dans un univers infini dans lequel son seul guide est son imaginaire, un univers si dense dans lequel il se trempe jusqu’à s’y noyer sans craindre pour son intégrité et ou nul ne peut intervenir. Mais ceci ne vaut pas pour os les artistes quelque soit le médium utilisé ?

Concernent le deuxième projet sur l’Algérie nous l’avions intitulé : « Dis-Location : un parcours dans l’Art algérien. »

Ne s’agissait-il pas ici également d’analyser de quelle manière les artistes parviennent se libérer des influences culturelles propres et fortes ?

Nous rappellerons qu’il s’agissait d’un projet à l’échelon national : Djazair : une année de l’Algérie en France » ; Projet auquel nous avons participé avec beaucoup de plaisir ayant obtenu le soutien des commissariats français e algériens.

L’aide du Rotary club de Marseille et d’aller, de la caisse d’Epargne et de l’Espace Ecureuil.

Nous mentionnerons aussi que le commissariat français nous a honoré de sa présence le jour du Colloque en la personne de Madame Blondy missionnée par Madame Françoise Allaire Présidente du Commissariat français.

Ces deux projets sont réunis dans le même catalogue car il s’agit de manifestations qui ont eu lieu en avril 2002 et avril 2003 mais aussi car il ont en commun un discours de liberté e d’engagement qui nous émeut, un discours sur la beauté qui gomme la grisaille du monde et nous en donne une idée neuve.

Ils ont en commun des acteurs libres d’endosser’ ou de rejeter les influences afin que leurs volontés singulières ne s’exercent que sur leur propre être.

Les deux projets ont engagé des historiens de l’Art, des écrivains, des critiques d’Art, des philosophes des personnes que l’Art interpelle, mais aussi des regards neufs : ceux d’une jeunesse dont il est important d’aiguiser le regard sur la création contemporaine.

Que soient remercies avec gratitude tous les Artistes et toutes les personnes et les instituions engagées auprès du Passage de l’Art dans ces deux projets.

Lyse Madar

« Ce n’est que dans l’Art, la religion et la science que la volonté singulière peut atteindre son autonomie »