EXPOSITION TURN A NEW LEAF

EXPOSITION TURN A NEW LEAF

 

« TURN A NEW LEAF »

Mardi 7 MARS à 18h au Collège Le Ruissatel
73 rue de l’Audience 13011 Marseille
Exposition du 7 mars au 30 avril 2017

 

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A propos de Turn a new leaf

Stephen Wilks nous sommes heureux de vous accueillir ce soir dans ce bel écrin que nous offre le collège du Ruissatel et qui a bien voulu nous offrir ce lieu pour une nouvelle action du Passage de l’Art hors les murs.
Vous intitulez cette exposition turn a new leaf , jouant ainsi sur la sémantique du terme anglais qui nome la feuille de l’arbre ; mais grande est notre envie de traduire ce titre par tourner une page nouvelle ou simplement , tourner la page ; et toute l’ambiguïté de ce jeu de mot nous ramène bien sûr à la dure réalité devant laquelle les humains sont égaux : l’avancée dans le temps et donc le vieillissement de l’être , sa métamorphose physique et psychique , sa finitude.
La délicatesse de cette allusion à la nature adoucit le propos.
évidemment et vous le dites vous-même, vos références sont littéraire et comment ne pas penser à KAFKA ou à JOYCE et tous ces écrivains qui ont traité ce sujet de l’être en marche sur le chemin de la vie et de son caractère changeant, sa nature éphémère.
Ce qui sous-tend votre travail, ce qui est à l’œuvre dans votre processus créatif, c’est cette volonté du récit de l’être en devenir. C’est une histoire de l’être, de son animalité, de sa précarité.
On ne peut douter que la chenille devenue chrysalide se changera en papillon ; l’énorme animal suspendu au plafond conjugue légèreté et pesanteur.
Il est immanquablement attiré vers le sol et cependant affirme sa présence, sa volonté de résister à l’anéantissement ; il suscite l’action et réaction du spectateur interpellé par ce qui lui est donné à voir.
Est-ce la volonté de l’animal lui-même en prise avec ce que l’on nommerait « struggle for life, which could be a struggle for creation , for art » ou le génie de son créateur, le génie de l’artiste que vous êtes qui en appelle à cela ? Toutes les possibilités, tous les fantasmes, toute la jouissance que provoque cette œuvre réveille le désir de tourner une page pour voir ce qui s’inscrit ou s’inscrira au dos : et peut être que ce n’est autre que Le désir de l’être prisonnier de la métamorphose de percer le mystère du lendemain.
Vos dessins tout en délicatesse traduisent aussi ce dessein ( target), et peut être cette volonté de dédoublement à travers l’image d’une animalité métaphore de l’être humain ne traduit t-elle pas l’angoisse de l’artiste lui-même en lutte avec la création ?

Lyse Madar
Présidente du Passage de l’Art

 

 

 

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The Idiom “ To turn over A New Leaf “ can be traced back in time to the sixteenth century terminology denoting a page in a book. A page was often refered to as a “Leaf “ hence the idea of turning over a page or making a change in the course or narrative of a book.

Nowadays “Turning over a New Leaf “ implies making a change in ones behaviour or life… in a broader sense to transform oneself . I made the association with the Caterpillar which is renowned for its voracious appetite for leaves. The Caterpillar is itself a universal symbol for transformation.

In mediavel times the butterfly was a symbol of the human soul… A miraculous métamorphosis undertaken by the cumbrous earth bound bug ( human body) into a ephemeral airborne butterfly ( the liberated soul).

 For the Exhibition in the Collège le Ruissatel I was inspired by the ephemeral glass construction with its play on intérieur / extérieur space. A sort of “ in between space “ … not dissimilar to the chrysalis state whereby a caterpillar is transformer into a butterfly. I decided that such a space would be a wonderful context to suspend (literally ) the montruous textile puppet like form of the textile scSAMSUNG DIGITAL CAMERAulpture.

The sculpture is a participatory work . I invite people to write and add texts, songs or personal anecdotes about transformation onto the canvas of the sculpture.

Some texts are selections fom my own personal library, from an eclectic number of authors and references ranging from own Kabbalistic studies to Lou Reed to John Donne and the metaphysical poets, all the texts have in common the theme of metamorphosis.
Strange bedfellows find themselves together all over the giant caterpillar. J­ Franz Kafka, Ivan Ilyich, Ovid , Lewis Carroll, William S.Burroughs, George Orwell, T.C Boyle RudolfSteiner, Chaucer, Charles Bukowski, Chuang T… The juxtaxposition of discourses on social, political and philosophical systems all find their place in the work and the irony being that out of so many diverse references… many become united as one.

The caterpillar is suspended with pulleys and ropes which can be adjusted at several junctions which enable the textile sculpture to be raised and lowered the undulating form from the celling to the floor , a sort of theatrical or operatic prop, and an oblique reference to “ From Floor To Sky “ a book about the students of the iconic teacher Peter Kardi at the School of Art;

Drawings will be shown alongside the sculpture which treat the same theme of transformation.

I would like to evoke absurd and funny compositions which have arisen from a fusion of everyday situations and personal literary references which have always played a fundemental role in my artistic practice .

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