Archives mensuelles : janvier 2014

izabelaKowalczyk

Exposition / Peintures et Reliefs

Izabela KOWALCZYK.
22/01 > 13/02/2014.

 

Fragments

Le travail d’Izabela Kowalczyk s’affirme depuis un certain temps comme une invitation à l’espace. Une invitation double, à l’espace physique et à l’espace imaginaire, comme dans les peintures où des moyens bidimensionnels suggèrent d’autres dimensions absentes.

Face à la série qui l’occupe actuellement, les Reliefs, le regard est libre de privilégier l’une ou l’autre de ces directions.

Soit des systèmes plastiques constitués d’une ou plusieurs pièces planes articulées entre elles et fixées à quelques centimètres du mur. Ces pièces aux contours échancrés pourraient se donner comme des fragments ou les pièces d’un puzzle inachevé et dès lors apparaître comme incomplètes.

Fragments ou puzzles ? Le fragment, même si il provient d’un tout plus vaste est une forme en soi, le fragment peut se suffire à lui-même. Le puzzle renvoie à une forme organisée, serait-elle perdue, voire inexistante en dehors de la pièce se donnant pour du puzzle.

Oscillation, donc, du regard quant à la nature de l’espace proposé. Ou bien ces systèmes plastiques s’insèrent dans un système plus vaste, manquant – ou pourrait-on imaginer invisible, situé dans un univers possible – ou bien rien ne manque et ce qui au départ semblait détaché d’un ensemble s’insère en réalité pleinement dans l’espace d’accrochage. Espace d’accrochage modifié par sa présence. Espace qui en quelque sorte ne se doutait pas auparavant que cette pièce lui manquait pour devenir complet.

C’est ce que donne à voir l’évolution de ce travail du tableau vers la sculpture. En se libérant du cadre ( tout en se l’incorporant d’une certaine façon ) les formes font de l’espace environnant un des matériaux à part entière des pièces, le faisant exister comme autre chose qu’une simple surface où viendraient s’aligner des œuvres closes.

Étrange puzzle alors que ce puzzle qui s’invente au fur et à mesure de son assemblage, au gré d’intuitions formelles, pour se composer avec le monde.

Florian Fernanadez, 2013