Archives pour la catégorie Conférences

Conférences sur l’Art au sein du Lycée du Rempart

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Conférence 3 / Made in Surrealism. Fabrique et trafic de l’objet surréaliste

JEUDI 28 JAN. 2016

14H > 16H
Conférence d’Émilie FRÉMOND

« Surréalisme : automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de tout autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ». En 1924, le poète surréaliste ose à peine imaginer voir naître un jour ces objets qu’il n’approche qu’en rêve. À partir des années trente, une véritable manufacture du rêve se développe pourtant, à laquelle contribuent artistes et poètes. Les objets surréalistes se construisent et s’exposent alors, comme autant de souvenirs rapportés de l’exploration du jour et de la nuit. L’objet trouvé, perturbé, interprété, à fonctionnement symbolique vient mettre à mal les catégories plastiques, mais aussi psychiques. L’inconscient a cessé de dire : « tout m’est parole ». Il ne s’agit plus que de toucher.

Pour venir
Salle C20
Lycée du Rempart – 1 rue du Rempart – 13007 Marseille
tél : 04 91 14 32 80
Inscription
Galerie Passage de l’art  –  www.lepassagedelart.fr
tél : 04 91 31 04 08  –  mail : passagedelart@gmail.com

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Conférence 2 / Stendhal et Napoléon

JEUDI 17 DÉC. 2015

10H > 12H
Conférence de Michel GUÉRIN

Michel GUÉRIN, philosophe, professeur émérite de l’Université d’Aix-Marseille, membre honoraire de l’Institut universitaire de France est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, dont le plus récent a paru en 2015 aux Belles Lettres (La Croyance de A à Z). Il a notamment publié aux Presses Universitaires de France en 1982 La Politique de Stendhal (préface de Régis Debray) et, chez Actes Sud en 2006, La Grande dispute (Essai sur l’ambition, Stendhal et le XIXe siècle), ainsi que de nombreux articles dans des revues, dont, dernier en date, « De quoi Shakespeare est-il le nom » (sur Racine et Shakespeare de Stendhal) dans L’Année stendhalienne n°13, Honoré Champion, Paris, 2014.
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Conférence de Renée Dray-Bensousan

« Historiographie de la Shoah ou comment on a écrit cette histoire »

MARDI 10 NOV. 2015
15H > 17H
Conférence de Renée Dray-Bensousan

La place de la mémoire juive est désormais reconnue, mais il n’en a pas été toujours ainsi. Entre la mémoire subie (occultation du génocide) et la mémoire choisie, recomposée  puis instrumentalisée (risque de dérive à l’instar de celle qui est dénoncée par Peter Novick pour les américains), quelle place donner à l’historiographie d’une part et d’autre part au « devoir de mémoire » désormais institutionnalisé dans le cas de la Shoah.

Pourquoi le devoir de mémoire est-il maintenant si présent ? Comment analyser l’institutionnalisation sinon l’instrumentalisation de la Shoah d’une part et du devoir de mémoire d’autre part, sachant que ce dernier terme de notre problématique a suscité de nombreux rejets. Certes aujourd’hui on peut avec, Henry Rousso et Annette Wieviorka invités à une réflexion sur l’enseignement de la Shoah à l’Ecole normale supérieure, constater que le combat mené pour la mémoire de la Shoah est devenu un modèle de « réussite ». Mais qu’y a t-il derrière cet effet « réussite » ? Envers d’un décor qu’il nous faut sonder.

Renée Dray-Bensousan, AMU

 

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Conférence 1 / Roland Barthes

« De l’amour de la littérature à l’intelligence du monde »

MARDI 03 NOV. 2015
10H > 12H
Conférence de Philippe ROGER

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Philippe ROGER, né en 1949, est un historien et critique français, spécialiste en particulier du XVIIIe siècle et de l’histoire des idées.
Il est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et dirige la revue Critique. Il est également chercheur au CNRS et professeur à l’Université Lumière Lyon 2.

 
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Conférence 3 / « LA MODERNITÉ BAUDELAIRIENNE »

Jeudi 29 Janvier – 10h/12h – Lycée du Rempart, Salle C20

» Qui dit romantisme dit art moderne « … (La question de la relation entre le romantisme et la première » modernité «)

En partant de Baudelaire et de ses tentatives pour analyser la teneur singulière de la » modernité «, je voudrais m’attacher ici à faire ressortir ce qui différencie, en tout cas en France, les années 1850 –1860 de la période romantique, antérieure à 1848. Le substantif » modernité « est ici emprunté au poète ; c’est assez dire d’abord qu’il ne s’agira pas des temps modernes au sens large, mais d’une façon, qu’on peut juger légitime ou arbitraire, de caractériser tant la littérature et l’art que l’Etat général des esprits après la révolution de 1848.
La question, même réduite au cas français, est embrouillé, dans la mesure où, comme on verra, Baudelaire tout ensemble emblématise la continuité entre le romantisme et l’art moderne et produit, un peu plus tard, les notions de » vie moderne « et de » modernité « qui, en tant que telles, impliquent moins une opposition délibérée qu’un décalage, une mutation irréversible.

Inscription au 04 91 31 04 08 ou au passagedelart@gmail.com

Conférence 2 / « AU-DELÀ DES TEMPS OPPOSÉS »

Conférence 2 – 1h30 à 2h – à 14h Mardi 9 décembre 2014 au Lycée du Rempart

L’INVERSION DU TEMPS AU CINÉMA, EN VIDÉO ET DANS LES ARTS NUMÉRIQUES – « AU-DELÀ DES TEMPS OPPOSÉS »

de Paul-Emmanuel ODIN

« Un film passé à l’envers donne l’impression d’une action étrange, nouvelle, mais successive, et pas du tout l’impression d’une série de renseignements rétrospectifs. »
Anne Souriau, « Succession et simultanéité dans le film », Etienne Souriau, dir., L’Univers filmique, Flammarion, 1953, p. 70.
Il y a un cinéma où le temps est sans endroit et sans envers, où les images sont sans causalité, sans justification. C’est que des plis du temps complexifient ce qui autrement reste figé dans une opposition entre deux temps. C’est par exemple le clip Sugar Water de Michel Gondry, les mouvements de balançoires de Laurent Fiévet qui, en foundfootage, reprend des scènes classiques, jusqu’aux palindromes vidéo, boustrophédons, qui par leur symétrie ou leurs gestes insensés, nous poussent vers l’angle mort du temps, jusqu’au faux-endroit ou l’envers de l’envers, comme celui de Tokyo Reverse, ou des gifs de Zack Dougherty.

http://www.la-compagnie.org/L-INVERSION-TEMPORELLE-DU-CINEMA

Conférence 1 / « CONTRE-TEMPS »

Conférence de Paul-Emmanuel Odin / Résumé de la conférence

L’INVERSION DU TEMPS AU CINÉMA, EN VIDÉO ET DANS LES ARTS NUMÉRIQUES / « CONTRE-TEMPS »

« Avec la première possibilité de voir le monde vivre plus vite ou plus lentement, le cinématographe apporte la première vision d’un univers qui peut se mouvoir à rebours. Étrange spectacle dont l’homme, jusqu’ici, n’avait eu aucune idée, aucun soupçon, sinon comme d’une fantasmagorie à peine imaginable. Mystérieuse, folle chimère, monstre qu’on jurait inviable, mais que l’écran présente comme une autre réalité sensible. Révélation révolutionnaire, dont il semble que peu de spectateurs aient encore bien reconnu l’importance. On croit volontiers qu’elle ne mérite que le rire qu’elle suscite d’abord. D’ailleurs, ce rire sonne d’une façon particulière : il ne signifie pas la joie du coeur mais le déroutement de l’esprit. Ce rire traduit une réaction de défense — provoquée par l’étonnement, par une secrète inquiétude — contre la portée subversive d’images qui opposent une si flagrante contradiction à la routine, tant de fois millénaire, de notre figure de l’univers. Un état mental possède aussi sa force d’inertie. Celle-ci commande le rire qui dissipe l’alarme, détourne de la recherche, évite le changement d’opinion, suggère que l’anti-univers, apparu à l’écran, n’est que le vain produit d’un artifice, dénué de toute signification réelle.»
Jean Epstein, Écrits sur le cinéma. T. 1, Seghers, Paris, 1974, p. 372.
Quelle drôle de figure ! Dont nous avons tous expérimenté déjà, à un moment ou autre, l’éclat surprenant !
L’inversion temporelle étourdit le spectateur de cinéma depuis l’invention du cinématographe : les frères Lumière montraient déjà dès les premières projections un mur démoli qui se redresse, ou des plongeurs qui sortent de l’eau et reviennent sur leur plongeoir.
Cette grande figure traverse à la fois les plus grands classiques de l’histoire du cinéma (Chaplin, Cocteau, Dreyer, Coppola, Bergman, Wells, Lynch, Hannecke…), et une myriade incroyable de curiosités insolites et rares qui relèvent du cinéma expérimental, de l’art vidéo, de l’art contemporain, de l’installation, de l’univers numérique… sans compter la musique, la littérature et la philosophie…
Derrière ce trucage élémentaire du défilement inversé, il y a un enjeu philosophique surprenant qui est révélateur non seulement du cinéma dans son entier mais d’une façon de redéfinir le temps lui-même.
À travers deux conférences, Paul-Emmanuel Odin proposera, en partant de son dernier livre (L’inversion temporelle du cinéma, 2014, Al Dante) deux parcours illustrés par des projections d’extraits de films, de vidéos, ou d’animations numériques.

Les inversions pelliculaires constituent un contre-temps spectaculaire qui est inséparable de renversements philosophiques, esthétiques, moraux, politiques. Comment cette puissance d’opposition se manifeste-t-elle sinon par des défis lancés à la gravité (les Vues Lumières, Bill Viola), la volonté de renverser la mort (Orphée de Cocteau, Superman de Richard Donner, L’étrange histoire de Benjamin Button, de Fincher), ou de pervertir le Bien (Vampyr de Dreyer et Christine de Carpenter), et d’abolir le capitalisme et son temps bourgeois (Ciné-oeil de Vertov)?

http://www.la-compagnie.org/L-INVERSION-TEMPORELLE-DU-CINEMA

Colloque ARL 2009 / « Le bleu et tous les autres bleus »

Discours du Colloque de l’ARL 2009

POLYPHONIES BLEUES ,TERRITOIRES ET SONGES MEDITERRANEENS: le Bleu et tous les autres bleus

Est le titre du Colloque de cette matinée inaugurale :

Si le Bleu n’était que couleur :

  • Serait-il ce bleu pale des dragées de mariage ou des robes de petites filles ,
  • Serait –il ce Bleu roi du lourd et intimidant taffetas des robes de princes d’autrefois ?
  • Serait –il ce bleu délicat des porcelaines de Sèvres ?
  • Serait-il le Bleu électrique des chaudes nuits musicales , ce Blues renversant de Village Vanguard au cœur de Greenwich village ,
  • Serait-il l’indigo des Bannières de Koraichi ?
  • Serait-il celui qui colora les amitiés que Klimt fit  parvenir à Klee ?

Cueillez donc la mer dans le creux de la main , son bleu s’efface.

Attrapez le ciel du bout des doigts , il s’évapore.

Imaginons qu’une vague bleue colore le monde , comment interpréter cet envahissement ?

Quelques soient les formes que l’on puisse donner au bleu , les espaces au sein desquels elles figurent sont mouvants, instables, flottants.

Le Bleu est mobile , nomade , il est couleur devenue territoire , espace prêt à se dissoudre,_ un contre -espace !

Avec le Bleu , des territoires nous échappent ,  avec les bleus d’autres naissent  ceux de l’âme.

Voyez , : «  la terre est bleue comme une orange »

Le Bleu se colore au pluriel ; ces bleus aux nuances infinies conduisent nos dispositions et jouent de nos sensations.

Si les Bleus n’étaient qu’évasion :

  • Seraient-ils les Bleus de tous les temps , des nuits comme des jours ?
  • Seraient-ils les bleus de toutes les humeurs , de toutes les passions ?
  • Seraient-ils des couleurs où se perdre ?

Baudelaire chantait             « ce bleu clair profond ainsi que la Virginité »

Inventez , découpez dans les bleus les sentiments et les émotions humaines

Imposez au monde vos réalités bleues .

Lyse Madar

Ce Colloque a été animé par  des personnalités du monde de l’Art   :

Monsieur François Bazzoli : historien de l’ART et Professeur à l’école Supérieure des Beaux Arts de Marseille   ; François est aussi écrivain auteur de nombreuses publications  , il est aussi  artiste ;Soyez remercié cher François   pour votre présence et votre fidélité au Passage de l’Art. Le titre de votre intervention est :Que du Bleu

Démosthènes Davvetas , vous êtes artiste plasticien et performeur , vous êtes également Professeur d’Esthétique à l’Université d’Athènes et à l’école d’Art et communication à Paris .

Nous heureux de votre présence aujourd’hui et nous rappellerons que nous avons eu le privilège de montrer à nouveau votre travail en septembre 2008 au Passage de l’Art

Le titre de votre intervention est ekstasi

Vous interviendrez en présence de Marion Zurbach Danseuse au Ballet de Marseille et Christine Cross violoniste de l’orchestre de l’Opéra de Marseille

Nous sommes heureux madame Zurbach et madame Cross de votre présence aujourd’hui

Michel Enrici , vous êtes Directeur  de la fondation Maeght à St Paul de Vence

Nous avions eu monsieur Enrici l’immense plaisir de vous rencontrer à Marseille lorsque vous étiez Directeur de l’Ecole Supérieure des Beaux arts.

Nous sommes très honorés et très émus par votre présence aujourd’hui et je vous remercie d’avoir d’emblée accepté mon invitation. Vous avez intitulée votre intervention : Bleu nuit , Bleu Lune

Didier MORIN Vous êtes artiste plasticien et professeur à l’école supérieure  des Beaux arts de Marseille ; Vous êtes l’auteur du   très beau  film sur Yves KLEIN .

Votre notoriété en tant qu’artiste est grande et votre travail se situe à l’échelon international

Vous avez crée en 2001 la très belle  revue Mettray

Nous sommes très heureux de votre présence à nos cotés ; Le titre de votre intervention est Yves KLEIN et la Méditerranée

Colloque ARL 2007 / « La Main »

Mesdames, Mesdemoiselles  et Messieurs , je vous remercie de votre présence aujourd’hui pour ce 11ième Colloque de l’Art Renouvelle Le Lycée , Le Collège et la Ville intitulé : La  Main

Nous remercierons tout d’abord avec beaucoup de respect et de gratitude , Monsieur l’Adjoint au Maire  délégué à la Culture de la ville de Marseille et Monsieur Le Recteur de l’Académie d’Aix Marseille d’avoir accepté de parrainer cette manifestation depuis le début de sa création

J’exprimerai aussi tout mes remerciements à Monsieur Alain Lemaire , Président du Directoire de la Caisse d’Epargne et à toute l’équipe de l’Espace Ecureuil  Madame Paule Touitou Responsable de la Communication , Madame Cécile Khann , madame  Madame Marie Maud Esposito pour leur soutien  et le bel accueil qu’ils nous font chaque fois  . C’est en effet un grand plaisir d’organiser ce Colloque en ce lieu de Mécénat culturel dont la réputation d’excellence n’est plus à faire dans la ville de Marseille et au delà de ses murs .

Je rappellerai très brièvement l’objectif de notre projet : rassembler autour de la création contemporaine des établissement de la partie nord de Marseille et des établissements situés dans la partie Sud de la ville

Cette année 13 établissements participent à cette manifestation , 15  artistes en sont les acteurs Tous ont répondu  la thématique choisie : La MAIN

Si j’avais d’emblée à définir ce qu’est la main , je dirai volontiers que c’est , avec le visage une des plus jolie partie du corps humain , celle qui retient notre attention par la caresse qui en émane ; mais  la caresse dont il s’agit est celle dont parle  Emmanuel Lévinas , celle qui nous met en relation avec l’autre homme , nous faisant par la même sortir de notre être .

«  La main  ouvre , déploie ses doigts vers le dehors , éclatement, transcendance vers le monde ; mais lorsqu’elle atteint et rencontre le monde les doigts ne se referment pas en une prise , en une emprise , en un main-tenant »; nous dit  le philosophe Marc-Alain Ouaknin soulignant ainsi l’ethique présente dans la symbolique de la main

La Main  montre et cache ,elle révèle et trahit : souvenons nous de ce passage dans l’OTHELLO DE SHAKESPEARE ou Othello se croyant  trompé par son épouse  Desdémone , lui prend la main et fou de jalousie murmure : «  cette main est moite Madame ceci prouve un cœur et un corps prodigue ; cette main la –dit-_il _requiert la claustration , le jeune et la prière car il y a la un démon jeune qui transpire et constamment s’insurge »

On mesure ici combien la main est vue  à la fois comme l’expression du corps et du tourment de l’esprit et non  comme un simple prolongement du corps

Elle est  pour l’artiste un pinceau sensible qui le relie tactilement à la matière pour lui donner sa vibration et révéler sa beauté  , «  j’aime le mouvement de la main »dit le célèbre artiste  Rauschenberg

En effet , que serions nous sans la main , que ferions nous sans elle .Que ferait l’artiste , l’écrivain, le musicien , le cuisinier , l’artisan ,  sans la main ?

Penser c’est peut –être simplement du même ordre que travailler à un coffre dit  Heiddegger ; c’est en tout cas un travail de la main . La main dit-il est une chose à part . La  main comme on se la représente habituellement fait partie de notre organisme corporel Mais l’être de la main ne se laisse jamais déterminer comme un organe corporel  de préhension ni éclairer à partir de la.

Le singe par exemple possède des organes de préhension mais il ne possède pas de main . La main est séparée de tout les organes de préhension – les pattes , les ongles les griffes _ infiniment  dit- il , c’est à dire par l’abîme de son être .Seul un être qui parle , c’est à dire , pense, peut avoir une main et accomplir un travail de la main .Mais l’œuvre de la main est plus riche que nous ne le pensons habituellement

.La main ne fait pas que saisir et attraper , ne fait pas que serrer et pousser .la main offre ,  et reçoit et non seulement des choses car elle même elle s’offre et reçoit dans l’autre . La main garde , la main porte . La main trace des signes ; elle montre probablement que l’homme est un monstre . Les mains se joignent quand ce geste doit conduire l’homme à la grande simplicité . Tout cela c’est la main , c’est le travail propre de la main En celui ci repose tout ce que nous connaissons  pour être un travail artisanal , et à quoi nous nous arrêtons habituellement . Mais les gestes de la main transparaissent partout dans le langage , et cela avec la plus grande pureté lorsque l’homme parle en se taisant . Cependant ce n’est qu’autant que l’homme parle qu’il pense et non l’inverse

.Chaque mouvement de la main dans chacune de ses œuvres est portée par l’élément de la pensée, il se comporte dans cet élément. Tout œuvre de la main repose dans la pensée.

C’est pourquoi la pensée elle même est pour l’homme le plus simple et pourtant le plus difficile travail de la main lorsque vient l’heure ou il doit être expressément accompli

Il m’a semblé important de citer ce petit passage tiré d’une leçon du philosophe allemand Martin  Heiddegger  intitulée :comment apprend –ton à penser ?

Pour conclure, je dirai que Le choix d’un tel sujet pour ce 11 ième Colloque nous a  séduit car  la main relie le monde à l’être et l’être au monde , elle bouscule , elle repousse l’obscurité du monde

Ainsi pour parler de la main , nous avons invité 4 Personnalités

Tout d’abord :

Lise Guehenneux  Vous êtes professeur de culture générale à l’école d’art de MARSEILLE ; vous êtes historienne de l’art et critique d’art et  l’auteur de nombreux écrits sur l’Art . Nous avons eu déjà le plaisir de votre présence au Passage de l’Art lors  d’ une intervention sur le travail de  jean François Roux . Nous sommes heureux de votre présence  aujourd’hui et nous vous en  remercions Le titre de votre intervention est  Histoires des hiérarchies d’un discours

Michel GUERIN , vous êtes philosophe  Professeur à l’Université de Provence vous êtes aussi écrivain , auteur de nombreux  romans de pièces de théâtre et d’essais philosophiques .

Votre présence nous honore ; et est un réel plaisir .Vous contribuez largement à la vie culturelle du passage de l’Art , à son existence dans le champs de la pensée . Merci  avec grande sincérité d’avoir accepté notre invitation ; le titre de votre intervention est « l’humain c’est la Main »

Jean DAVIOT , vous êtes artiste , vous vivez à Digne et à Paris ; ; nombreuses sont les sont les expositions auxquelles vous avez participé notamment en à Paris , Digne VILLEURBANNE Menton Arles Nice Pau ;votre œuvre s’adresse au monde et même au cosmos tout entier . Votre travail sur les Ecritures de lumière nous a beaucoup interpellé car il recèle à la fois cette indéniable beauté  qui  nous est donné à voir et nous ravit  mais aussi une forte symbolique inhérente au mot  lumière lui même .Quand j’écris dites vous  avec la lumière de la lune , du soleil , des étoiles c’est la lumière même qui s’inscrit sur le capteur de la caméra . Ce geste , est semblable à celui de déposer de la peinture avec un pinceau sur une toile si ce n’est qu’ici , il n’y a plus de pinceau   . C’est la  lumière qui se dépose comme couleur sur le support . Ce geste de la main que l’on détermine en peinture comme la touche du peintre,  trace des écritures de lumière ».

Jean Daviot , je suis heureuse que vous soyez doublement présent dans cette manifestation , à la fois en intervenant dans ce colloque et en montrant votre travail au Passage de l’ART. Le vernissage de votre exposition aura lieu le Vendredi 6 Avril à la galerie du Passage de l’ART . LE Titre de votre intervention est : Main- tenant

Rachid Koraichi ; vous êtes un artiste de renommée internationale . Vos travaux sont montrés dans les plus grands musées du monde ; l’Art semble  intrinsèquement lié à votre être et au monde ;  votre présence aujourd’hui nous touche . Nous est –il permis de dire que votre travail sur le signe , et la couleur sur des supports  durs comme la pierre, le fer , le bronze , ou souple comme  la soie, la peau, la toile , le parchemin, et le papier sont l’expression d’une âme poétique  créative et profonde .Votre travail révèle  aussi la fermeté d’un  engagement contre la violence  ,et un  humanisme   ; il révèle avec clarté une main qui pense  , donne à rêver par la beauté qu’elle manifeste dans l’acte de création   , une main qui manie la glaise, ou le pinceau avec la même dextérité , avec le même engagement  celui de donner du bonheur au regardeur ; c’est ainsi nous semble t-il que vous êtes heureux vous même obéissant peut être à ce que disait St EXUPERY «  Si tu veux être heureux , donne du bonheur »

Merci donc Rachid Koraichi de votre présence aujourd’hui dans ce colloque ; le titre de votre intervention est La Main , Trace de Mémoire

Avant de donner la parole aux conférenciers je souhaite prioritairement remercier tous les artistes qui participent à cette manifestation  et qui montrent dans les tous les établissements scolaires de très beaux travaux autours de la thématique de la main dans des approches différentes et variées contribuant ainsi à la richesse du propos de cette manifestation  .

Que soient donc remerciés

Pierre Chanoine , Fanny Mesnard, Jean Daviot, Stephan Muntaner, Amandine Johannet ,Ge Feng , Renaud VINCENT Roux , Christine Sibrand , Sabrina Morville ,Jean Marc BRODEBECKER , Laurent PERBOS,  Katia VARTJIANEN , Claude Henri Bartoli , Olivier Mariotti , Claire Bouteille  Lisa Mathieu Sopoudé  .

Je souhaite également remercier Mesdames et Messieurs les Proviseurs et Proviseurs adjoints  pour leur engagement dans cette manifestation qui nous rassemble

Je remercie : Monsieur SIMONNOT  et Monsieur ROCHE au  Lycée  du REMPART , Monsieur ROUSSELOT ET Madame Clatot au Lycée MONTGRAND , Monsieur FORTUIT  au Lycée LEAU ,Madame Deumie et Monsieur COUTURIER au Collège Louis Armand , Monsieur CARAVANO  et Monsieur VIALLA au Lycée Brochier , Monsieur ABGRALL au Lycée Professionnel de l’Estaque ,Monsieur Legras et Monsieur BARBEY au collège de Gréasque, Monsieur Grimaldi au Lycée Frederic Mistral , Madame  De Pierre au Lycée ST Exupéry , Monsieur Montgrand au LycéePoinsot Chapuis , Monsieur Gaconnet et Monsieur GUIZONI AU LycéeLe CHATELIER   monsieur SCMIDT , au Lycée Michelet Monsieur PAQUET au CollègeVieux Port. Enfin Monsieur Jean GRAZI Président de la Fédération des Corses de Marseille et Madame Venturrini à la Maison de la Corse ou seront rassemblées une œuvre de chaque artiste partiicipant à la manifestation.

Je remercie également et très sincérement toutes les personnes des établissements scolaires enseignants ou documentalistes qui ont organisé les expositions dans leurs  établissements : Monsieur OF au Lycée Leau, Fanny Mesnard au Rempart, monsieur Taddei à Louis Armand MaDEMOISELLE Audrey Girard à Brochier , Madame Paule Giudicci  à l’Estaque , Madame Camallonga à MISTRAL , Monsieur BICHARD  Monsieur Dominique BOSQ à St Exupéry, , Madame Arrighi et  Madame DOUART à Poinsot Chapuis  , Madame Nicole GUIDI au Chatelier   , Monsieur Soubiron à Michelet , , Monsieur Franchi au Vieux Port ;

Enfin je ne saurais conclure ce préambule sans offrir nos remerciements et notre gratitude aux Institutions sans le soutien desquelles less actions culturelles  du Passage de l’Art n’auraient pas lieu :

Nous remercions La DRAC ET LE ministère de la Culture, Le Rectorat et la DAAC , La VILLE DE Marseille et la DGAC , le Conseil Régional , Le CONSEIL Général,  La CAISSE d’Epargne et L’Espace Ecureuil, .

(Nous saluons aujourd’hui la présence de Madame Marie Paule LAZENNEC ).

Je Déclare ce 1Iième Colloque ouvert .

Conférence / « Le proche et l’écart »

Je suis heureuse d’ouvrir la nouvelle saison artistique  et culturelle du Passage de l’ Art par cette belle exposition de photos en présence de Julia Champeau , Maité Pouleur , Pascal Amoyel , Marc Roig Blesa.

Je remercie ce soir prioritairement François Bazzoli qui est  le commissaire de cette exposition .

En effet lors d’une de mes rencontres avec François j’avais manifesté le désir d’organiser au Passage de l’Art une exposition de photo qui nous montrerait des artistes fortement engagés dans le réel , dans ce monde ci pour en dégager les inquiétudes , la fragilité , l’instabilité , mais aussi la beauté.

Plusieurs fois  nous avons organisé au Passage de l’ Art  des expositions de photo avec des artistes français , des artistes allemands et  chaque fois , grâce à la qualité des travaux présentés nous avons senti que l’acte photographique et l’œuvre qui en résulte  est une richesse  à laquelle tout lieu d’art contemporain ne peut échapper

Concernant cette exposition, le grand professionnalisme , la sensibilité et l’érudition de François m’ont mise à l’abri des doutes et des inquiétudes quant à la qualité du choix des artistes et du travail présenté . François a choisi

D’’autre part je considère que cet engagement de François vis à vis du Passage de l’Art  est la marque  d’une amitié qui nous honore .

Enfin, Je rappellerai que François Bazzoli est historien de l’Art et professeur à l’école des Beaux Arts de Marseille ; il est également l’ auteur de nombreux livres articles et publications  ;

Ce soir nous avons aussi  le privilège et le grand honneur d’accueillir Patrick Talbot  qui depuis 2004 est directeur de l’école nationale supérieure de la photographie d’Arles .

Patrick Talbot , c’est avec beaucoup d’émotion que nous vous accueillons au Passage de l’ Art .

Votre présence ce soir est une marque de confiance que vous faites au Passage de l’Art  et nous en sommes fiers .

Votre parcours est prestigieux , vous etes initialement agrégé d’histoire et géographie , vous avez enseigné àl’université et à l’école normale supérieure de Tananarive , vous avez été Conseiller culturel de l’ambassade de France au Etats Unis en résidence à New York , puis directeur de l’école nationale supérieure des beaux arts de Paris ,

directeur de l’école nationale de Bourges ,

de l’école nationale supérieure d’art de Nancy ,

Conseiller culturel près l’ambassade de France  à Rome .

Vous êtes l’auteur  de nombreux articles et publication, et rédacteur en chef de la revue Eutropia  .

Patrick Talbot je vous remercie donc  personnellement et au nom du passage de l’art d’être présent ce soir et de représenter un peu ce lieu magique qu’est devenu la ville d’Arles en ce qui concerne la Photographie. Notre désir d’établir un contact entre l’école d’Art et le Passage de l’art se trouve   ainsi satisfait  et ce sont la des prémisses encourageantes  .

Je m’abstiendrai ce soir de commenter le travail qui nous est donné à voir puisque  François Bazzoli et Patrick Talbot  qui  sont nos invités  vont le faire , mais je voudrais remercier  et complimenter les artistes  d’avoir accepté de montrer leurs travaux au Passage de l’Art ;

Les recherches et travaux de deux jeunes femmes   côtoient  les œuvres de deux jeunes artistes masculin ; qu’advient il de ce face à face , de cette juxtaposition de travaux différents , de  ce jeu d’avancée et de recul , de rapprochement et d’éloignement, du proche et de l’écart si caractéristique du masculin et du féminin, mais aussi de l’œil photographique  guidé par des subjectivités ?  les photos sont vivantes, elles cueillent le réel , se l’approprie et nous le restitue dans une clarté plus grande , plus éprouvante , elle nous font voir différemment  .

Julia Champeau , Maité Pouleur , Pascal Amoyel , Marc Roig Blesa , soyez vivement remercié pour ce travail présenté au Passage de l’Art .

Avant de laisser la parole à Patrick Talbot et François Bazzoli , je voudrais simplement annoncer ainsi que j’ai coutume de le faire  ;  le sujet de l’art Renouvelle le Lycée , le Collège et la Ville , ce projet qui prend place en fin d’année scolaire : l’intitulé est : «   mémoire historique , mémoire intime ».

Enfin je remercie les institutions qui soutiennent  le Passage de l’art et lui permettent de poursuivre son action artistique et culturelle :

La Drac , le Rectorat , la ville de Marseille , le conseil général , le conseil régional la caisse d’épargne et l’espace écureuil