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Exposition / IMPOSTURE . 2

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Nicolas DESPLATS
GALERIE PASSAGE DE L’ART
23/09 > 10/10/2014

Peinture / Installation – Entrée libre

La reproduction comme autre réalité d’une oeuvre. Nicolas Desplats pose la question de la perte d’informations qui se trouve dans une reproduction car elle opère une distanciation avec l’original. Toute reproduction dans un livre, quel que soit le meilleur niveau de photogravure et d’impression ne peut donner à voir que ses propres limites : une réduction du format de l’oeuvre, uneindéfinition dans les détails, la perte de la lumière que donne en réalité la peinture issue de pigments qui ne peuvent être reproduits par les encres d’imprimerie, la texture du support, etc… La reproduction d’une oeuvre, et plus particulièrement dans un livre, est une « imposture », un mensonge de l’oeuvre, un simulacre, un pâle ersatz qui se bat avec la réalité qui l’a fait naître, une supercherie, une mystification, une escroquerie si on la place dans une comparaison inconfortable.
Cependant, c’est souvent par la reproduction que nous accédons à l’oeuvre d’Art, car elle est un viatique, pouvant susciter le désir d’aller voir ailleurs ce qui nous est caché dans l’image imprimée, et ce qui nous est peut-être promis d’espérer : le face à face avec l’oeuvre originale. Nicolas Desplats inverse ici le schéma : il fait de la reproduction un agrandissement de l’original. Le procédé a pour but d’agrandir ce qui, dans l’original, se fait ténu parce qu’il a été réalisé dans un format relativement petit. La reproduction va alors dévoiler ce qu’habituellement elle cache : les détails de l’oeuvre. Ce hors échelle (230 cm x 340 cm), nous mets déjà « dans » le tableau, et non devant, car ses dimensions englobent le corps du spectateur. Alors, pris par cette surface inhabituelle d’une reproduction, nous voyageons sur la trace du geste imprimé, sur les coulures du pinceau, les révélations de giclures éparses, les transparences indicibles, les gouttes de peintures accidentelles, une certaine énergie de l’écriture gestuelle… Nous sommes devant une « autre oeuvre ».
La mise en espace dans la galerie du Passage de l’Art présente de façon claire cette différence entre l’original et sa reproduction agrandie en les plaçant diamétralement opposés. D’un côté à l’autre il y a une dialectique qui s’instaure entre l’original et sa « copie ». Ce dialogue institué dans deux espaces opposés, qui prend en compte les parties formelles et sémantiques des images antagonistes, ne se résout pas dans la complémentarité des oppositions. Ce ne sera pas ce qui manque dans l’une des images et qui officie dans l’autre qui pourra circonscrire le discours. Les deux acteurs ne finiront pas de converser, laissant le champ libre à nos spéculations interprétatives. L’imposture de la reproduction que souligne Desplats, en tant qu’elle n’est pas l’oeuvre mais qui se voudrait l’équivalent, pourrait trouver son prolongement, ou plus exactement son antériorité dans l’histoire même de la peinture.
Peindre serait peut-être la première imposture, puisque, vouloir représenter le réel, le copier, serait, dans l’intention du peintre de le « reproduire », de l’imiter de la façon la plus proche de la réalité. Or l’art n’est jamais la reproduction pure et simple de la réalité. Comme la reproduction n’est jamais la pure et simple réalité de l’oeuvre d’art. Mais reproduire, c’est re-produire, on le sait. C’est à dire produire à nouveau, produire du nouveau. Une reproduction a donc sa propre autonomie, sa propre réalité, sa propre originalité. La grande reproduction que l’artiste nous propose comme questionnement est peut-être autant « l’oeuvre » que l’original dont elle est issue… Elle peut se valoir d’un équivalent artistique. Cela renvoie aux ready made qui ont usurpé, avec le génie de Duchamp, le statut d’oeuvre d’art au début du XXème siècle. Cette reproduction agrandie de Desplats pourrait être dupliquée plusieurs fois sans que son impact physique et sémantique soit altéré. On le voit, la distinction entre reproduction et original, perd de la distance pour se confondre dans un maelström de la création originelle et originale. La copie ne « vaut » pas l’original, elle Est un Original. La plupart des sculptures grecques qui sont arrivées jusqu’à nous sont des copies d’artistes romains, et ne diffèrent pas de l’original. Plus proche de nous, les multiples de Warhol confirment que la reproduction et l’original ne font qu’un. Les reproductions que sont les affiches détournées par les Villeglé, Dufrêne, ou les images de magazines qui participent des oeuvres de Rauschenberg (les combines painting), sont des ingrédients majeurs de l’oeuvre, comme chez Picasso, Braque, Schwitters etc…
Mais la reproduction dont nous parlons n’est pas incluses dans un espace où se marient d’autres présences plastiques : peinture, collage, graphisme, etc. Elle se veut ici une autonomie, elle se détache de l’oeuvre initiale pour mieux en déclarer sa différence, son unicité. La reproduction s’affranchit, se libère donc en imposant sa distinctivité. Et c’est dans la singularité que l’originalité d’une oeuvre s’exprime. On notera dans la grande reproduction sur bâche quelques différences, comme certains gris colorés qui ont viré de tons chauds en tons froids, mais l’impact visuel qu’elle procure met en évidence la perte et la découverte qui se trouve dans ce changement d’échelle. Nicolas Desplats souligne qu’il faut prononcer le point « . 2 » de la terminaison du titre de l’exposition. « Imposture, point de », s’entend alors comme une réversibilité : « point d’imposture ».
S’il n’y a donc pas d’imposture, cette reproduction, en perdant son statut de duplication serait bien de l’ordre de l’oeuvre originale. Ce va-et-vient entre affirmation et négation peut s’analyser aussi dans la série des peintures qui accompagnent l’exposition. Les montagnes que l’artiste peint se veulent une référence de la montagne, avec ses caractéristiques reconnaissables par tous, connotant par là, le thème du paysage en peinture. Mais, lorsque la montagne s’est exprimée sous le pinceau de l’artiste, et a pris sa place dans la toile, Desplats l’éclabousse de giclures, de traces nerveuses blanches ou colorées avec le désir de la faire disparaître sous une écriture abstraite, afin d’en entamer son absence. Ce geste pictural a pour effet de redonner à voir pleinement La Peinture, et de la remettre en Sujet : la « reproductionimitation » de la montagne s’efface au profit de ce qui l’a faite apparaître en premier, la trace du pinceau. La grande reproduction va accentuer la présence du balayage de la peinture, mettant l’écriture gestuelle au premier plan du propos, en s’appropriant cette révélation grâce à la technologie de sa fabrication. La reproduction qui nous est montrée pourrait alors agir comme un arrêt sur image, un arrêt sur la figuration, instaurer un entre deux, une suspension entre figure et abstraction comme un éloge fait à l’effacement.
Bernard Muntaner
Septembre 2014
franklestard

Exposition / Présence Animale

Frank LESTARD.
01/04 > 15/06/2014.
Exposition dans le carde de la Manifestation « L’Art Renouvelle le Lycée, le Collège, la Ville et l’Université » 2014.

Résister à la disparition

Franck Lestard (1) expose au Passage de l’Art de grandes feuilles de papier blanc épinglées au mur sur lesquelles des figures animales imposent leur autorité. Cette présence qui nous fait face est d’autant plus forte que les animaux représentés sont hors d’échelle, qu’ils sont dessinés le plus grand possible dans l’espace immaculé de la feuille, et qu’ils se parent exclusivement d’une variation de valeurs de gris allant des noirs profonds aux légers lavis transparents, évitant toute contamination visuelle avec les signifiés de la couleur.
On notera la grande maitrise technique de l’encre de chine que l’artiste utilise sans la faire précéder d’un contour, ce qui permet à la forme de ne pas être enfermée dans ce qui la résumerait, en lui offrant des passages dans le blanc de la feuille. Les coulures d’encre, que laisse échapper le trop plein du pinceau à jus, viennent matérialiser le plan de la surface comme pour insister sur sa partition plastique dans l’oeuvre. Il n’y a pas de narration. C’est le format, le blanc de la feuille, le noir et ses variations subtiles qui révèlent « l’animal sujet ». La représentation unicitaire de l’animal oppose un face à face avec soi. Le corbeau, la hyène, le chien montrant ses crocs, ne sont pas des bêtes aimables dans l’inconscient collectif. Même si le chien est souvent présenté comme l’ami de l’homme, un animal de compagnie fidèle, il est aussi un chien de garde, voire de combat et peut devenir dangereux sans raison. Dans la mythologie égyptienne il est celui qui accompagne les morts. Et de Mort il est question aussi : un crâne d’oiseau et de gorille accompagnent l’exposition comme autant de vanités. Seraient-ce
alors des natures mortes ?

« Je peins des natures mortes en devenir » dit l’artiste, « elles contiennent en elles cette fin qu’on devine proche » (2). Les corbeaux, plusieurs fois représentés, peuvent alors connoter ceux que Van Gogh a peints dans son tableau « Champ de blé aux corbeaux » au sinistre présage. L’idée de la mort est présente dans chacune des réalisations. Mais plus qu’une simple citation en écho, c’est le délitement de la forme et, par là, la disparition en train de se faire de l’image — elle qui croit depuis des millénaires faire perdurer éternellement ce qui est voué à disparaître —, qui devient le sujet. Les coulures alors rejoignent cette idée de soustraction, de possible disparition d’un objet qui se liquéfie mettant en miroir notre propre instabilité de Vivants. Franck Lestard a quitté la peinture et ses empâtements matiéristes qu’il pratiquait précédemment, pour s’acheminer vers plus d’immatérialité que lui offrent le lavis et l’aquarelle, une approche vers le silence, la lumière, une étendue létale programmée. La mort comme questionnement et son corolaire, la disparition… Et l’Art comme viatique qui veut résister vainement à cette disparition.

Bernard Muntaner
Mai 2014

(1) Exposition dans le cadre de la manifestation annuelle « l’Art Renouvelle le Lycée, le Collège, la Ville
et l’Université » avec comme thème fédérateur « Présence Animale ». Cette manifestation s’inscrit dans
le parcours du « Printemps de l’Art Contemporain ». Passage de l’Art, 1 rue du Rampart 13007 Marseille.
Tél : 04 91 31 04 08
(2). Entretien avec Jean-Pierre Mourey, in « Sixième sens » 2012.
© photographies Emmanuelle Germain.

damierlouchepelissier

Exposition / Damien Louche-Pelissier

Sculpture-installation.
17/02 > 26/03/2014.

C’est le deuil d’un proche, le deuil d’un lointain, d’un lieu, d’un moment, d’un instant, d’un amour, c’est aussi le deuil de l’enfance. Je ramasse toute sorte de matériaux, sur mon chemin, que je fais revivre, je me sens ainsi plus paisible et plus léger, à l’instar de cette installation commencée en 2009 où des petits anges – soldats virevoltent tout au dessus de nos têtes.

Voilà ma façon de regarder et de faire prendre conscience de tous ces petits bouts de nature et autres rebuts qui ne demandent qu’à revivre. Sortis de leur contexte, ils deviennent encore plus précieux comme des bijoux, des trésors.

Ce qui me touche ce sont des traces qui témoignent de la fragilité et de l’éphémère du monde dans lequel nous vivons. Un morceau de bois, une feuille de Ginkgo Biloba ou d’érable, un bouchon en plastique, un clou, deux vis, un long fil de fer, une plume, un pétale de magnolia, toutes sortes d’objets trouvés sur le chemin, de ci de là, à droite, à gauche.

Prendre la route, des chemins, voyager, errer, glaner, puis retrouver l’atelier pour assembler, coller et redonner une vie, une âme à tous ces rebuts.

Damier Louche-Pelissier

L’Art du Glaneur

« C’est à une fête infinie que nous invitent les plus humbles choses, les fruits comme les pierres, les herbes comme les astres […]. La beauté est là au dehors, à l’envers des châtaignes, sur les chemins, à l’angle d’une fenêtre, sur le fruit sombre des racines, sur la poussière des routes et dans le vert des rivières, partout la beauté, c’est à dire la vie. »

Christian Bobin, Le huitième jour de la semaine

izabelaKowalczyk

Exposition / Peintures et Reliefs

Izabela KOWALCZYK.
22/01 > 13/02/2014.

 

Fragments

Le travail d’Izabela Kowalczyk s’affirme depuis un certain temps comme une invitation à l’espace. Une invitation double, à l’espace physique et à l’espace imaginaire, comme dans les peintures où des moyens bidimensionnels suggèrent d’autres dimensions absentes.

Face à la série qui l’occupe actuellement, les Reliefs, le regard est libre de privilégier l’une ou l’autre de ces directions.

Soit des systèmes plastiques constitués d’une ou plusieurs pièces planes articulées entre elles et fixées à quelques centimètres du mur. Ces pièces aux contours échancrés pourraient se donner comme des fragments ou les pièces d’un puzzle inachevé et dès lors apparaître comme incomplètes.

Fragments ou puzzles ? Le fragment, même si il provient d’un tout plus vaste est une forme en soi, le fragment peut se suffire à lui-même. Le puzzle renvoie à une forme organisée, serait-elle perdue, voire inexistante en dehors de la pièce se donnant pour du puzzle.

Oscillation, donc, du regard quant à la nature de l’espace proposé. Ou bien ces systèmes plastiques s’insèrent dans un système plus vaste, manquant – ou pourrait-on imaginer invisible, situé dans un univers possible – ou bien rien ne manque et ce qui au départ semblait détaché d’un ensemble s’insère en réalité pleinement dans l’espace d’accrochage. Espace d’accrochage modifié par sa présence. Espace qui en quelque sorte ne se doutait pas auparavant que cette pièce lui manquait pour devenir complet.

C’est ce que donne à voir l’évolution de ce travail du tableau vers la sculpture. En se libérant du cadre ( tout en se l’incorporant d’une certaine façon ) les formes font de l’espace environnant un des matériaux à part entière des pièces, le faisant exister comme autre chose qu’une simple surface où viendraient s’aligner des œuvres closes.

Étrange puzzle alors que ce puzzle qui s’invente au fur et à mesure de son assemblage, au gré d’intuitions formelles, pour se composer avec le monde.

Florian Fernanadez, 2013

fannyMesnard

Exposition / Imago

Fanny MESNARD.
10/12 > 16/01/2014

IMAGO

Le mot imago, racine latine d’image, est également utilisé pour désigner la phase finale des métamorphoses des papillons. Il incarne mon obsession prolifique de fabriquer des images en partant de photographies à travers la production d’une peinture plurielle et éclectique qui se développe exclusivement sur papier pour cette exposition, sur de petits et très grands formats.

C’est sous ce dénominatif que je compose un bestiaire original : je recherche sur le Web des contextes antinomiques dans lesquels des animaux qui me fascinent sont photographiés. À ce jour, quatre « couples » ont été formés : fauves endormis, paons rivaux au combat, papillons épinglés en collections et araignées sauteuses.

Ces peintures réinterprètent des situations photographiées qui tentent de susciter la curiosité du regardeur. Les tigres, incarnant d’ordinaire une grande férocité, s’abandonnent à la décontraction totale du sommeil. Les paons se livrent à la violente conquête de territoires au risque d’y briser quelques « yeux ». Les volubiles papillons, symboles de liberté par excellence, se retrouvent épinglés et classés en collections en vue d’être scrutés à la loupe. Enfin, les taciturnes araignées paradent en exhibant leurs abdomens iridescents en vue de se démarquer aux yeux des femelles. En allant à contre-cliché dans les thèmes animaliers que j’ai choisi de figurer, je mets en place un dispositif de représentation particulier pour chacun d’entre eux.

Mon exploration figurative fait des va-et-vient entre une grande expressivité gestuelle et une virtuosité photo-réaliste plus sobre ; mes façons de faire visent à former un rébus pictural qui prend toute son ampleur lors des accrochages.

Cette exposition fait partie d’un corpus plus large de tableaux et d’œuvres sur papier que je réalise actuellement au Québec, tout en continuant à rechercher de nouvelles figures animales photographiées en contextes antithétiques qui viendront ajouter à l’impact mystérieux de l’ensemble de mon bestiaire. Cet ensemble sera déployé en quatre temps durant l’année à venir au Canada, et je suis fière de commencer à le scénographier dans un accrochage en France – une première depuis mon établissement au Québec – qui plus est au Passage de l’Art où j’ai fait mes premiers pas en solo il y a 7 ans déjà.

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Exposition / Passage

Mahé BOISSEL
05/11 > 05/12/2013

Ses lointains d’humanité

Les traits sont terribles, ils brûlent. Ils sont du dehors et du dedans. Hors d’âge, des petites filles étranges bouleversent l’inquiétante étendue. Entre transe, possession et sorcellerie, des femmes acérées déchirent des paysages affolés. Les territoires de Mahé Boissel sont insondables. Ils sont dangereusement peuplés. Un air de fièvre et de maléfice rôde dans ces contrées sauvages. L’éternelle inguérissable enfance a effondré tous nos repères, et l’énigme croît. Ainsi vivent ces grands dessins envahis. Art d’insidieuse contagion.

Ici, l’espace n’absorbe pas les personnages, il les sépare. Il est espace d’absence… Du noir d’abîme au rouge des profondeurs corporelles, la séparation emplit la toile, et seules quelques traces humaines habitent ces lieux d’altérité. Le noir et le rouge, en présences tendues, sont espaces fendus qui se pénètrent, s’affrontent et basculent.

Le monde clos pour vivre se déchire, la terre vacille, les diagonales tranchent l’espace, et l’espace saigne… Ainsi, à jamais séparées, ne connaissant jamais la paix étale, fussent-elles proches jusqu’à l’intime, les couleurs s’affrontent. Née de ces grands dessins, la toile vibre, et tout s’ébranle autour d’énigmatiques présences. Des êtres pressés, venus d’ailleurs, aux inquiétantes allures animales, vivent dans ces lieux basculés, vivent par saccades, et bousculent toutes les inerties du monde.

Les espaces magiques de Mahé Boissel sont habités. On y voit des êtres en attente, ou plutôt des esquisses d’êtres, à demi-existantes, et comme envahies par une menaçante certitude. Elles guettent à demi tout imprudent égaré, tout impudent voyageur mâle. Elles ne cessent de s’aventurer. Elles sont toujours en traversée. Leur regard filtré, oblique, leur séduction vénéneuse, féline et nocturne, leur puissance virtuelle, souple et massive, leur liberté virulente, tous ces éléments transgressifs envoûtent l’œuvre et brûlent les éléments épars d’un charme âpre, subtilement pervers, comme un mortel parfum d’amour dévastant le labyrinthe.

Les créatures hallucinées de Mahé Boissel font taches dans l’univers. Nées des ténèbres, elles ensemencent le vide. Elles font la gueule aux bienséances. Ces prêtresses de tous les ailleurs étreignent à vif l’opacité. Elles hantent nos bas-fonds et nagent à nu dans les non-dits. Chaque face est un miroir aveugle, et leur sexe d’ombre un abîme implacable.

Les traits de Mahé Boissel sont des traces blessées, des passerelles graphiques vers les lointains de l’humanité, et des scalpels blessants qui défigurent la normalité. Elle fait voie d’art et de fragilité violente aux profondeurs bloquées. Dans cette création de traits telluriques et d’éruptions secrètes, l’altérité parle et fait remède aux affres de l’existence. Art aigu de haute santé, et de dure beauté. Et de terrible proximité.

Christian Noorbergen

visuel carton couverture

Exposition / Rencontre et Dépassement

Michel Ange DIÉ KOUASSI
17/09 > 18/10/2013

Sculpteur à la croisée des chemins, je suis façonné par les rencontres et les découvertes qui jalonnent ma vie de plasticien. Je me qualifie de ce fait de «grand enfant ». Je suis constamment attiré par les objets ou plus précisément par certains d’entre eux.

Alors je les récupère, les collecte, les demande aussi , surtout les jouets pour enfants, et j’espère qu’ils me créeront pour les réaliser. Quand je suis hanté par des formes introuvables ou inaccessibles, je les façonne moi-même. Cela me permet de faire corps avec l’essence de la réalisation. L’existence de l’être chose qui demeure chose à être.

Ainsi, rencontre et dépassement sont les thèmes qui m’orientent. Des sculptures et des installations s’imposent et s’animent autour de ma personne. Profondément attiré par les objets, vous rencontrerez des œuvres composites visant une hybridation forte. Le signifiant s’impose à nous.

En ce qui concerne le signifié, c’est le résultat d’un choix, d’un constat. Un voyage dans le monde de l’Art «Contemporain ». Trouver son pied ou si vous voulez prendre son pied dans ce monde contraire au notre, reste une affaire personnelle. Le regard entre le vu et le non-vu son identique.

Merleau Ponty affirme : «voir, c’est voir sans voir ». Ces objets sont là et pourtant les voir reste difficile. leur mise en espace s’adapte au lieu et questionne l’angle de notre existence. Que cherchons-nous finalement ? Où allons-nous en papillonnant de partout ? Peut-on voir avec les pieds ? Autant de questions entre le visible et l’invisible.

Michel Ange Dié kouassi

FengGe

Exposition / Feng Ge

Feng GE
13/03 > 28/03/2013

 

Les coutumes alimentaires en orient et en occident divergent. En Chine on mange avec des baguettes en France avec fourchette et couteau ; quoi qu’il en soit, cela a le même intérêt : manger.

L’histoire de l’art est universelle. Elle l’est en tout cas pour moi, qui n’en reconnais même plus la chronologie. Elle s’étale devant moi et je puise à volonté. Il en va de même en ce qui concerne ma vie, donc mon travail. J’envisage alors le tableau comme un trait d’union, une synthèse picturale en quelque sorte, entre orient et occident.

C’est cette proximité avec l’objet banal, rencontré tous les jours et les choses qui nous entourent, que l’on ne connait jamais vraiment, mais que je parviens à atteindre par la peinture .

Feng GE

Colloque ARL 2009 / « Le bleu et tous les autres bleus »

Discours du Colloque de l’ARL 2009

POLYPHONIES BLEUES ,TERRITOIRES ET SONGES MEDITERRANEENS: le Bleu et tous les autres bleus

Est le titre du Colloque de cette matinée inaugurale :

Si le Bleu n’était que couleur :

  • Serait-il ce bleu pale des dragées de mariage ou des robes de petites filles ,
  • Serait –il ce Bleu roi du lourd et intimidant taffetas des robes de princes d’autrefois ?
  • Serait –il ce bleu délicat des porcelaines de Sèvres ?
  • Serait-il le Bleu électrique des chaudes nuits musicales , ce Blues renversant de Village Vanguard au cœur de Greenwich village ,
  • Serait-il l’indigo des Bannières de Koraichi ?
  • Serait-il celui qui colora les amitiés que Klimt fit  parvenir à Klee ?

Cueillez donc la mer dans le creux de la main , son bleu s’efface.

Attrapez le ciel du bout des doigts , il s’évapore.

Imaginons qu’une vague bleue colore le monde , comment interpréter cet envahissement ?

Quelques soient les formes que l’on puisse donner au bleu , les espaces au sein desquels elles figurent sont mouvants, instables, flottants.

Le Bleu est mobile , nomade , il est couleur devenue territoire , espace prêt à se dissoudre,_ un contre -espace !

Avec le Bleu , des territoires nous échappent ,  avec les bleus d’autres naissent  ceux de l’âme.

Voyez , : «  la terre est bleue comme une orange »

Le Bleu se colore au pluriel ; ces bleus aux nuances infinies conduisent nos dispositions et jouent de nos sensations.

Si les Bleus n’étaient qu’évasion :

  • Seraient-ils les Bleus de tous les temps , des nuits comme des jours ?
  • Seraient-ils les bleus de toutes les humeurs , de toutes les passions ?
  • Seraient-ils des couleurs où se perdre ?

Baudelaire chantait             « ce bleu clair profond ainsi que la Virginité »

Inventez , découpez dans les bleus les sentiments et les émotions humaines

Imposez au monde vos réalités bleues .

Lyse Madar

Ce Colloque a été animé par  des personnalités du monde de l’Art   :

Monsieur François Bazzoli : historien de l’ART et Professeur à l’école Supérieure des Beaux Arts de Marseille   ; François est aussi écrivain auteur de nombreuses publications  , il est aussi  artiste ;Soyez remercié cher François   pour votre présence et votre fidélité au Passage de l’Art. Le titre de votre intervention est :Que du Bleu

Démosthènes Davvetas , vous êtes artiste plasticien et performeur , vous êtes également Professeur d’Esthétique à l’Université d’Athènes et à l’école d’Art et communication à Paris .

Nous heureux de votre présence aujourd’hui et nous rappellerons que nous avons eu le privilège de montrer à nouveau votre travail en septembre 2008 au Passage de l’Art

Le titre de votre intervention est ekstasi

Vous interviendrez en présence de Marion Zurbach Danseuse au Ballet de Marseille et Christine Cross violoniste de l’orchestre de l’Opéra de Marseille

Nous sommes heureux madame Zurbach et madame Cross de votre présence aujourd’hui

Michel Enrici , vous êtes Directeur  de la fondation Maeght à St Paul de Vence

Nous avions eu monsieur Enrici l’immense plaisir de vous rencontrer à Marseille lorsque vous étiez Directeur de l’Ecole Supérieure des Beaux arts.

Nous sommes très honorés et très émus par votre présence aujourd’hui et je vous remercie d’avoir d’emblée accepté mon invitation. Vous avez intitulée votre intervention : Bleu nuit , Bleu Lune

Didier MORIN Vous êtes artiste plasticien et professeur à l’école supérieure  des Beaux arts de Marseille ; Vous êtes l’auteur du   très beau  film sur Yves KLEIN .

Votre notoriété en tant qu’artiste est grande et votre travail se situe à l’échelon international

Vous avez crée en 2001 la très belle  revue Mettray

Nous sommes très heureux de votre présence à nos cotés ; Le titre de votre intervention est Yves KLEIN et la Méditerranée

Colloque ARL 2007 / « La Main »

Mesdames, Mesdemoiselles  et Messieurs , je vous remercie de votre présence aujourd’hui pour ce 11ième Colloque de l’Art Renouvelle Le Lycée , Le Collège et la Ville intitulé : La  Main

Nous remercierons tout d’abord avec beaucoup de respect et de gratitude , Monsieur l’Adjoint au Maire  délégué à la Culture de la ville de Marseille et Monsieur Le Recteur de l’Académie d’Aix Marseille d’avoir accepté de parrainer cette manifestation depuis le début de sa création

J’exprimerai aussi tout mes remerciements à Monsieur Alain Lemaire , Président du Directoire de la Caisse d’Epargne et à toute l’équipe de l’Espace Ecureuil  Madame Paule Touitou Responsable de la Communication , Madame Cécile Khann , madame  Madame Marie Maud Esposito pour leur soutien  et le bel accueil qu’ils nous font chaque fois  . C’est en effet un grand plaisir d’organiser ce Colloque en ce lieu de Mécénat culturel dont la réputation d’excellence n’est plus à faire dans la ville de Marseille et au delà de ses murs .

Je rappellerai très brièvement l’objectif de notre projet : rassembler autour de la création contemporaine des établissement de la partie nord de Marseille et des établissements situés dans la partie Sud de la ville

Cette année 13 établissements participent à cette manifestation , 15  artistes en sont les acteurs Tous ont répondu  la thématique choisie : La MAIN

Si j’avais d’emblée à définir ce qu’est la main , je dirai volontiers que c’est , avec le visage une des plus jolie partie du corps humain , celle qui retient notre attention par la caresse qui en émane ; mais  la caresse dont il s’agit est celle dont parle  Emmanuel Lévinas , celle qui nous met en relation avec l’autre homme , nous faisant par la même sortir de notre être .

«  La main  ouvre , déploie ses doigts vers le dehors , éclatement, transcendance vers le monde ; mais lorsqu’elle atteint et rencontre le monde les doigts ne se referment pas en une prise , en une emprise , en un main-tenant »; nous dit  le philosophe Marc-Alain Ouaknin soulignant ainsi l’ethique présente dans la symbolique de la main

La Main  montre et cache ,elle révèle et trahit : souvenons nous de ce passage dans l’OTHELLO DE SHAKESPEARE ou Othello se croyant  trompé par son épouse  Desdémone , lui prend la main et fou de jalousie murmure : «  cette main est moite Madame ceci prouve un cœur et un corps prodigue ; cette main la –dit-_il _requiert la claustration , le jeune et la prière car il y a la un démon jeune qui transpire et constamment s’insurge »

On mesure ici combien la main est vue  à la fois comme l’expression du corps et du tourment de l’esprit et non  comme un simple prolongement du corps

Elle est  pour l’artiste un pinceau sensible qui le relie tactilement à la matière pour lui donner sa vibration et révéler sa beauté  , «  j’aime le mouvement de la main »dit le célèbre artiste  Rauschenberg

En effet , que serions nous sans la main , que ferions nous sans elle .Que ferait l’artiste , l’écrivain, le musicien , le cuisinier , l’artisan ,  sans la main ?

Penser c’est peut –être simplement du même ordre que travailler à un coffre dit  Heiddegger ; c’est en tout cas un travail de la main . La main dit-il est une chose à part . La  main comme on se la représente habituellement fait partie de notre organisme corporel Mais l’être de la main ne se laisse jamais déterminer comme un organe corporel  de préhension ni éclairer à partir de la.

Le singe par exemple possède des organes de préhension mais il ne possède pas de main . La main est séparée de tout les organes de préhension – les pattes , les ongles les griffes _ infiniment  dit- il , c’est à dire par l’abîme de son être .Seul un être qui parle , c’est à dire , pense, peut avoir une main et accomplir un travail de la main .Mais l’œuvre de la main est plus riche que nous ne le pensons habituellement

.La main ne fait pas que saisir et attraper , ne fait pas que serrer et pousser .la main offre ,  et reçoit et non seulement des choses car elle même elle s’offre et reçoit dans l’autre . La main garde , la main porte . La main trace des signes ; elle montre probablement que l’homme est un monstre . Les mains se joignent quand ce geste doit conduire l’homme à la grande simplicité . Tout cela c’est la main , c’est le travail propre de la main En celui ci repose tout ce que nous connaissons  pour être un travail artisanal , et à quoi nous nous arrêtons habituellement . Mais les gestes de la main transparaissent partout dans le langage , et cela avec la plus grande pureté lorsque l’homme parle en se taisant . Cependant ce n’est qu’autant que l’homme parle qu’il pense et non l’inverse

.Chaque mouvement de la main dans chacune de ses œuvres est portée par l’élément de la pensée, il se comporte dans cet élément. Tout œuvre de la main repose dans la pensée.

C’est pourquoi la pensée elle même est pour l’homme le plus simple et pourtant le plus difficile travail de la main lorsque vient l’heure ou il doit être expressément accompli

Il m’a semblé important de citer ce petit passage tiré d’une leçon du philosophe allemand Martin  Heiddegger  intitulée :comment apprend –ton à penser ?

Pour conclure, je dirai que Le choix d’un tel sujet pour ce 11 ième Colloque nous a  séduit car  la main relie le monde à l’être et l’être au monde , elle bouscule , elle repousse l’obscurité du monde

Ainsi pour parler de la main , nous avons invité 4 Personnalités

Tout d’abord :

Lise Guehenneux  Vous êtes professeur de culture générale à l’école d’art de MARSEILLE ; vous êtes historienne de l’art et critique d’art et  l’auteur de nombreux écrits sur l’Art . Nous avons eu déjà le plaisir de votre présence au Passage de l’Art lors  d’ une intervention sur le travail de  jean François Roux . Nous sommes heureux de votre présence  aujourd’hui et nous vous en  remercions Le titre de votre intervention est  Histoires des hiérarchies d’un discours

Michel GUERIN , vous êtes philosophe  Professeur à l’Université de Provence vous êtes aussi écrivain , auteur de nombreux  romans de pièces de théâtre et d’essais philosophiques .

Votre présence nous honore ; et est un réel plaisir .Vous contribuez largement à la vie culturelle du passage de l’Art , à son existence dans le champs de la pensée . Merci  avec grande sincérité d’avoir accepté notre invitation ; le titre de votre intervention est « l’humain c’est la Main »

Jean DAVIOT , vous êtes artiste , vous vivez à Digne et à Paris ; ; nombreuses sont les sont les expositions auxquelles vous avez participé notamment en à Paris , Digne VILLEURBANNE Menton Arles Nice Pau ;votre œuvre s’adresse au monde et même au cosmos tout entier . Votre travail sur les Ecritures de lumière nous a beaucoup interpellé car il recèle à la fois cette indéniable beauté  qui  nous est donné à voir et nous ravit  mais aussi une forte symbolique inhérente au mot  lumière lui même .Quand j’écris dites vous  avec la lumière de la lune , du soleil , des étoiles c’est la lumière même qui s’inscrit sur le capteur de la caméra . Ce geste , est semblable à celui de déposer de la peinture avec un pinceau sur une toile si ce n’est qu’ici , il n’y a plus de pinceau   . C’est la  lumière qui se dépose comme couleur sur le support . Ce geste de la main que l’on détermine en peinture comme la touche du peintre,  trace des écritures de lumière ».

Jean Daviot , je suis heureuse que vous soyez doublement présent dans cette manifestation , à la fois en intervenant dans ce colloque et en montrant votre travail au Passage de l’ART. Le vernissage de votre exposition aura lieu le Vendredi 6 Avril à la galerie du Passage de l’ART . LE Titre de votre intervention est : Main- tenant

Rachid Koraichi ; vous êtes un artiste de renommée internationale . Vos travaux sont montrés dans les plus grands musées du monde ; l’Art semble  intrinsèquement lié à votre être et au monde ;  votre présence aujourd’hui nous touche . Nous est –il permis de dire que votre travail sur le signe , et la couleur sur des supports  durs comme la pierre, le fer , le bronze , ou souple comme  la soie, la peau, la toile , le parchemin, et le papier sont l’expression d’une âme poétique  créative et profonde .Votre travail révèle  aussi la fermeté d’un  engagement contre la violence  ,et un  humanisme   ; il révèle avec clarté une main qui pense  , donne à rêver par la beauté qu’elle manifeste dans l’acte de création   , une main qui manie la glaise, ou le pinceau avec la même dextérité , avec le même engagement  celui de donner du bonheur au regardeur ; c’est ainsi nous semble t-il que vous êtes heureux vous même obéissant peut être à ce que disait St EXUPERY «  Si tu veux être heureux , donne du bonheur »

Merci donc Rachid Koraichi de votre présence aujourd’hui dans ce colloque ; le titre de votre intervention est La Main , Trace de Mémoire

Avant de donner la parole aux conférenciers je souhaite prioritairement remercier tous les artistes qui participent à cette manifestation  et qui montrent dans les tous les établissements scolaires de très beaux travaux autours de la thématique de la main dans des approches différentes et variées contribuant ainsi à la richesse du propos de cette manifestation  .

Que soient donc remerciés

Pierre Chanoine , Fanny Mesnard, Jean Daviot, Stephan Muntaner, Amandine Johannet ,Ge Feng , Renaud VINCENT Roux , Christine Sibrand , Sabrina Morville ,Jean Marc BRODEBECKER , Laurent PERBOS,  Katia VARTJIANEN , Claude Henri Bartoli , Olivier Mariotti , Claire Bouteille  Lisa Mathieu Sopoudé  .

Je souhaite également remercier Mesdames et Messieurs les Proviseurs et Proviseurs adjoints  pour leur engagement dans cette manifestation qui nous rassemble

Je remercie : Monsieur SIMONNOT  et Monsieur ROCHE au  Lycée  du REMPART , Monsieur ROUSSELOT ET Madame Clatot au Lycée MONTGRAND , Monsieur FORTUIT  au Lycée LEAU ,Madame Deumie et Monsieur COUTURIER au Collège Louis Armand , Monsieur CARAVANO  et Monsieur VIALLA au Lycée Brochier , Monsieur ABGRALL au Lycée Professionnel de l’Estaque ,Monsieur Legras et Monsieur BARBEY au collège de Gréasque, Monsieur Grimaldi au Lycée Frederic Mistral , Madame  De Pierre au Lycée ST Exupéry , Monsieur Montgrand au LycéePoinsot Chapuis , Monsieur Gaconnet et Monsieur GUIZONI AU LycéeLe CHATELIER   monsieur SCMIDT , au Lycée Michelet Monsieur PAQUET au CollègeVieux Port. Enfin Monsieur Jean GRAZI Président de la Fédération des Corses de Marseille et Madame Venturrini à la Maison de la Corse ou seront rassemblées une œuvre de chaque artiste partiicipant à la manifestation.

Je remercie également et très sincérement toutes les personnes des établissements scolaires enseignants ou documentalistes qui ont organisé les expositions dans leurs  établissements : Monsieur OF au Lycée Leau, Fanny Mesnard au Rempart, monsieur Taddei à Louis Armand MaDEMOISELLE Audrey Girard à Brochier , Madame Paule Giudicci  à l’Estaque , Madame Camallonga à MISTRAL , Monsieur BICHARD  Monsieur Dominique BOSQ à St Exupéry, , Madame Arrighi et  Madame DOUART à Poinsot Chapuis  , Madame Nicole GUIDI au Chatelier   , Monsieur Soubiron à Michelet , , Monsieur Franchi au Vieux Port ;

Enfin je ne saurais conclure ce préambule sans offrir nos remerciements et notre gratitude aux Institutions sans le soutien desquelles less actions culturelles  du Passage de l’Art n’auraient pas lieu :

Nous remercions La DRAC ET LE ministère de la Culture, Le Rectorat et la DAAC , La VILLE DE Marseille et la DGAC , le Conseil Régional , Le CONSEIL Général,  La CAISSE d’Epargne et L’Espace Ecureuil, .

(Nous saluons aujourd’hui la présence de Madame Marie Paule LAZENNEC ).

Je Déclare ce 1Iième Colloque ouvert .